Muayad Muhsin est un peintre surréaliste et symboliste irakien dont l’œuvre explore les tensions entre héritage culturel, guerre et modernité. Né à Babylone en 1964, il est considéré comme l’une des voix majeures de la peinture irakienne contemporaine. Par son approche à la fois critique et profondément enracinée dans la mémoire mésopotamienne, Muhsin donne à voir un Irak déchiré entre la grandeur de son passé et la brutalité de son présent.
Il étudie à l’Institut d’art de Bagdad de 1979 à 1984, puis obtient une maîtrise en peinture à l’Université de Bagdad en 1999. Très tôt, il s’impose comme une figure montante de la nouvelle génération d’artistes irakiens, mêlant influences classiques, symbolisme historique et engagement social. Il est également membre du Syndicat des artistes irakiens et de la Société des Beaux-Arts irakiens.
Bien que souvent qualifié de surréaliste, le travail de Muhsin s’éloigne du rêve et de l’inconscient freudien pour s’ancrer dans la réalité violente de la guerre. Son surréalisme est celui du traumatisme et de la mémoire collective, nourri par la douleur, la perte et la résilience. Ses toiles, riches en symboles, reprennent souvent les motifs de la Mésopotamie antique : lions, ziggourats, statues brisées, qu’il confronte aux ruines de l’Irak moderne.
Depuis le début des années 1980, Muhsin expose en Irak et à l’international. Ses premières participations remontent aux Festivals mondiaux de la jeunesse à Leipzig (1978) et à La Havane (1979). Il participe également à plusieurs Festivals arabes de la jeunesse au Koweït, à Abou Dhabi et en Arabie saoudite.
Ses expositions personnelles se multiplient à partir de 1983 à Bagdad, puis à travers le monde : Dallas Art Festival (2001), Gallery Artists Hazardous Areas Exhibition à Ithaca, New York (2004), ainsi que des présentations à Genève, Paris, Beyrouth et Clarksville (Tennessee).
Son exposition américaine la plus marquante, American Collection, s’est tenue au Customs House Museum and Cultural Center (Clarksville, 2006) et rassemblait 21 huiles sur toile et deux aquarelles.
Comme de nombreux artistes irakiens de sa génération, Muayad Muhsin a été forcé de servir dans l’armée de Saddam Hussein, combattant durant les guerres contre l’Iran et le Koweït, des années qu’il décrit comme « volées à sa vie ». Si la chute du régime en 2003 a suscité un espoir de liberté, il a rapidement dénoncé le chaos et la montée des fanatismes religieux qui ont suivi l’invasion américaine.
L’œuvre de Muhsin se distingue par son mélange de réalisme, de symbolisme historique et de critique politique. Ses compositions, souvent théâtrales, traduisent une réflexion sur la destruction culturelle, la mémoire et la dignité humaine. Peintre, dessinateur et intellectuel engagé, il continue de vivre et de travailler à Bagdad, malgré les menaces et les difficultés rencontrées par la scène artistique irakienne.
À travers ses toiles puissantes, Muayad Muhsin s’impose comme le témoin d’un siècle de violence et d’espoir, transformant la douleur de son peuple en un langage visuel universel.
Il étudie à l’Institut d’art de Bagdad de 1979 à 1984, puis obtient une maîtrise en peinture à l’Université de Bagdad en 1999. Très tôt, il s’impose comme une figure montante de la nouvelle génération d’artistes irakiens, mêlant influences classiques, symbolisme historique et engagement social. Il est également membre du Syndicat des artistes irakiens et de la Société des Beaux-Arts irakiens.
Bien que souvent qualifié de surréaliste, le travail de Muhsin s’éloigne du rêve et de l’inconscient freudien pour s’ancrer dans la réalité violente de la guerre. Son surréalisme est celui du traumatisme et de la mémoire collective, nourri par la douleur, la perte et la résilience. Ses toiles, riches en symboles, reprennent souvent les motifs de la Mésopotamie antique : lions, ziggourats, statues brisées, qu’il confronte aux ruines de l’Irak moderne.
Depuis le début des années 1980, Muhsin expose en Irak et à l’international. Ses premières participations remontent aux Festivals mondiaux de la jeunesse à Leipzig (1978) et à La Havane (1979). Il participe également à plusieurs Festivals arabes de la jeunesse au Koweït, à Abou Dhabi et en Arabie saoudite.
Ses expositions personnelles se multiplient à partir de 1983 à Bagdad, puis à travers le monde : Dallas Art Festival (2001), Gallery Artists Hazardous Areas Exhibition à Ithaca, New York (2004), ainsi que des présentations à Genève, Paris, Beyrouth et Clarksville (Tennessee).
Son exposition américaine la plus marquante, American Collection, s’est tenue au Customs House Museum and Cultural Center (Clarksville, 2006) et rassemblait 21 huiles sur toile et deux aquarelles.
Comme de nombreux artistes irakiens de sa génération, Muayad Muhsin a été forcé de servir dans l’armée de Saddam Hussein, combattant durant les guerres contre l’Iran et le Koweït, des années qu’il décrit comme « volées à sa vie ». Si la chute du régime en 2003 a suscité un espoir de liberté, il a rapidement dénoncé le chaos et la montée des fanatismes religieux qui ont suivi l’invasion américaine.
L’œuvre de Muhsin se distingue par son mélange de réalisme, de symbolisme historique et de critique politique. Ses compositions, souvent théâtrales, traduisent une réflexion sur la destruction culturelle, la mémoire et la dignité humaine. Peintre, dessinateur et intellectuel engagé, il continue de vivre et de travailler à Bagdad, malgré les menaces et les difficultés rencontrées par la scène artistique irakienne.
À travers ses toiles puissantes, Muayad Muhsin s’impose comme le témoin d’un siècle de violence et d’espoir, transformant la douleur de son peuple en un langage visuel universel.